Publication le 11/30/2021

Combattre sa dépendance à l’alcool

Vous voulez arrêter de boire, mais vous ne savez pas comment faire ? Vous pensez à un sevrage seul ou à vous faire aider ? Voici nos conseils !

La consommation d’alcool constitue un véritable fléau en France. Chaque année, elle occasionne près de 49 000 décès, et s’avère aussi morbide que le tabagisme et l’hypertension artérielle.


À ce jour, plus de 4 millions de Français sont touchés. 1,5 million d’entre eux souffrent d’alcoolodépendance, et 2,5 millions sont sujets à une consommation excessive de boissons alcoolisées.


Vous voulez arrêter de boire, mais vous ne savez pas comment faire ? Vous pensez à un sevrage seul ou à vous faire aider ? Vous vous demandez quel traitement est le plus efficace pour limiter votre consommation d'alcool ? Voici nos conseils pour vous aider à combattre votre dépendance à l’alcool.



La prise de conscience, première étape vers la guérison


Se rendre compte du problème et l’accepter est le premier pas vers la libération. Il est impossible de combattre une addiction tant que vous êtes dans le déni. Le désir de réduire la consommation d’alcool, ou d’arrêter de boire doit résulter d’une prise de conscience personnelle.


Quand peut-on parler de consommation excessive ?


À partir du moment où la consommation d'alcool devient excessive, elle devient problématique. C’est généralement à ce stade que commence la descente aux enfers.


On parle de consommation excessive d’alcool lorsque les trois conditions suivantes sont remplies :


  • La consommation devient fréquente : ce qui signifie que vous ressentez de plus en plus de difficultés à maîtriser votre envie de boire.
  • La quantité bue augmente à chaque fois : ce qui dénote une perte de contrôle. Vous avez de plus en plus de mal à vous arrêter lorsque vous commencez à boire des boissons alcoolisées. Alors, vous consommez une grande quantité d’alcool. Vous avez une addiction à l'alcool.
  • La consommation modifie votre comportement : vous n’êtes plus maître de vous-même lorsque vous buvez (troubles du comportement, troubles de conduite). Les effets de l’alcool altèrent votre qualité de vie personnelle et professionnelle. Il est grand temps de songer à un traitement pour soigner son alcoolisme.

Comment savoir si vous êtes ou non alcoolo-dépendant ?


L’addiction à l’alcool ou « alcoolisme » se reconnaît avant tout par la quantité bue. Les spécialistes considèrent qu’il y a un problème de dépendance lorsque vous buvez :


  • Plus de 2 verres standard par jour (femme)
  • Plus de 3 verres standard par jour (homme)

Une personne est considérée comme alcoolique lorsqu’elle ressent des symptômes de manque quand elle ne boit pas. Ces signes de sevrage alcoolique se remarquent par des tremblements, des maux de tête, des nausées, des vomissements, des vertiges.



La motivation : l'élément essentiel pour stopper l'envie de boire de l'alcool


La motivation pour se sortir de l'alcool est la clé de la réussite. Que vous souhaitiez arrêter définitivement ou limiter la consommation d’alcool, c'est votre volonté qui vous permettra de surmonter cette dépendance. Posez-vous la question : pourquoi voulez-vous arrêter ?


Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Quelles que soient les raisons pour lesquelles vous buvez (dépendance physiologique ou dépendance psychologique), et quelle que soit la raison pour laquelle vous voulez arrêter, assurez-vous juste de les comprendre. Cela vous aidera à tenir le coup dans les moments les plus difficiles.


Pour mieux affronter le sevrage, anticipez à l’avance les difficultés que vous allez rencontrer. Il y aura des moments où vous vous sentirez très mal. Beaucoup de choses vont également changer : vous devrez éviter certains lieux de débits de boissons et certaines fréquentations, changer vos habitudes… bref, les situations pouvant vous faire rechuter sont à éviter. Une bonne préparation mentale et un accompagnement sont recommandés.



La consultation ou téléconsultation d'un addictologue


Pour finir, pensez à consulter un médecin spécialiste : un professionnel en addictologie. Bien sûr, il est possible de combattre sa dépendance à l’alcool seul en réalisant une cure. Toutefois, nous ne recommandons pas ces initiatives, surtout si vous êtes un grand alcoolique. Les symptômes du sevrage peuvent être violents et peuvent occasionner de nombreuses complications. On parle de « syndrome de sevrage ».


Vos proches peuvent aussi faire appel à un professionnel de manière ponctuelle ou récurrente. Entre disputes, faux espoirs et sentiment d'impuissance face à votre alcoolisme, il est important de se faire aider par un thérapeute ou au Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie.


L’accompagnement pour se faire aider dans l'arrêt de l'alcool


Le delirium tremens est ce que vous devez redouter le plus si vous tentez un sevrage sans aide. Il s’agit d’une affection mortelle qui survient au bout de 48 heures à 72 heures sans alcool. Elle se manifeste par une hypertension artérielle, des troubles cardiovasculaires, des hallucinations et des convulsions. Sans prise en charge rapide, elle peut occasionner un accident vasculaire cérébral, et entraîner la mort.


C'est pourquoi, vous devez établir un protocole d'arrêt de l'alcool progressif. Les généralistes orientent les alcoolo-dépendants vers des spécialistes en addictologie. Ces derniers sont les seuls à pouvoir évaluer le degré de dépendance, et préconiser le chemin adapté pour un sevrage efficace et en toute sécurité. Il peut prescrire une hospitalisation comme traitement de l’alcoolisme s’il le juge nécessaire.


La téléconsultation, la bonne solution pour arrêter sa consommation d'alcool


Vous ne savez pas où vous pourrez trouver un spécialiste ? Vous pouvez vous référer à votre médecin-traitant pour commencer. La téléconsultation médicale est une excellente solution pour contacter un addictologue en ligne facilement.


Grâce à nos cabines de téléconsultation, il est désormais possible de consulter des médecins spécialistes en moins de 7 jours. Un bon suivi est le gage du maintien de l'abstinence, tout comme le soutien de votre famille dans votre initiative.