Fin du numerus clausus : la France est-elle capable de former davantage de médecins ?

La rentrée 2020 a vu s’opérer une petite révolution au sein des étudiants en médecine : la fin du numerus clausus. Cette réforme permettra-t-elle de pallier au manque de médecins ?

En France, depuis 1971, un arrêté fixe tous les ans le nombre de places disponibles en deuxième année pour les études médicales. Le numerus clausus, tant redouté par les aspirants dentistes, pharmaciens, kinés, sage-femmes ou médecins, opérait jusque-là une sélection drastique parmi les candidats. Mais sa suppression a été décidée en 2019.

Numerus clausus : la fin du cauchemar des étudiants

Chaque année, c’est la question cruciale que se posent les milliers d’étudiants en première année de médecine : combien seront autorisés à passer en deuxième année ? Car oui, en plus d’être un examen particulièrement difficile, le concours de la PACES (Première Année Commune aux Etudes de Santé) est très sélectif. Il ne suffit pas d’être bon, il faut être le meilleur. Mais c’est désormais de l’histoire ancienne.

En effet, la loi Santé, votée l’été 2019, a supprimé cette première année obligatoire ainsi que le fameux numerus clausus. Concrètement, ce n’est plus un arrêté ministériel qui fixe le nombre d’étudiants admissibles en deuxième année parmi les quelques 60 000 candidats, mais les facultés elles-mêmes, et les Agences Régionales de Santé. Cette réforme a pour but de transformer en profondeur le système de santé, en luttant contre le mal être étudiant dû au système de régulation, qui amène fréquemment à des dépressions voire des suicides, et en proposant plusieurs voies d’accès pour diversifier les profils. L’objectif principal étant de lutter contre les déserts médicaux.

Chez Tessan, nous avons bien compris ce problème. C’est pourquoi nous avons conçu des cabines médicales connectées permettant de consulter un professionnel de santé depuis n’importe où.

La suppression du numerus clausus : une fausse solution ?

Nous oeuvrons chaque jour pour développer la télémédecine à grande échelle. Car si le terme « numerus clausus » disparaît, c’est une suppression avant tout symbolique.

En effet, le but de la réforme étant de rééquilibrer la répartition des médecins et autres professionnels sur le territoire, les Agences Régionales de Santé fixeront tout de même le nombre de personnes admissibles dans chaque filière en fonction des besoins. Par ailleurs, les facultés ne pourront accepter davantage d’étudiants que si elles en ont les moyens. Autrement dit, des locaux pour les recevoir et des professeurs pour leur enseigner. Or, les financements alloués ne sont pas suffisants pour être à la hauteur. Quant aux stages, il est déjà difficile de trouver une place dans les hôpitaux. Cela n’en sera que plus ardu !

La sélection sera probablement moins drastique, mais intégrer la deuxième année ne deviendra pas chose facile pour autant.

Par ailleurs, les trois nouvelles voies d’accès aux études de santé que sont désormais le PASS (Parcours Spécifique Accès Santé), la Licence option Accès Santé (LAS) et la formation d’auxiliaire médical, sont relativement différentes en terme d’enseignement. L’entrée en deuxième année risque fort de provoquer un casse-tête de mise à niveau entre les différents profils.

Une solution sur le long terme

En mettant en place cette réforme, la ministre de la Santé de l’époque, Agnès Buzyn, espérait une augmentation du nombre de médecins de 20%. Quand bien même ce nombre, qui représente plutôt un idéal, était atteint, les premiers résultats ne seraient effectifs que dans une décennie. Car oui, pour devenir médecin, c’est tout de même dix longues années d’étude.

Le problème de désertification médicale est pourtant, lui, bien actuel. Et il ne cesse de s’empirer. L’offre de soins est très inégale sur le territoire, et bien inférieure aux besoins de la population dans bien des régions. Si l’augmentation du nombre d’étudiants en études de médecine ne peut être remis en cause comme solution, elle ne permettra pas de former « les médecins de demain » au sens propre.

Les villages de campagne ne peuvent attendre aussi longtemps. Les patients ont besoin d’être soignés aujourd’hui. Il n’est pas concevable de devoir attendre plusieurs mois pour consulter un spécialiste, ou de devoir parcourir de nombreux kilomètres pour se rendre chez un généraliste.

Grâce à ses solutions connectées, Tessan tisse un lien entre le professionnel et le patient, où qu’ils se situent. Nos cabines médicales peuvent être installées dans n’importe quelle pharmacie. Votre commune n’en dispose pas ? Nous proposons également des bornes mobiles connectées afin d’offrir à vos habitants la possibilité de bénéficier de la télémédecine en mairie. Une solution rapide d’accès aux soins, car la santé n’attend pas !

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